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25/10/2008
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cerveau,coeur et stress



Stress et cœur : une relation directe et réciproque

Il existe des relations directes et réciproques entre le cœur et le cerveau, expliquant notamment la forte influence du stress sur l'activité cardiaque. Mais la confirmation de l'existence de ce système "cœur-cerveau émotionnel" conforte les méthodes de biofeedback, comme la cohérence cardiaque, qui consiste à apprivoiser son cœur afin de mieux gérer le stress.


Le cœur réagit au stress

Les personnes atteintes d'une maladie cardiovasculaire sont vulnérables à de nombreux facteurs, tant physiologiques qu'environnementaux. Par exemple, on sait que le stress peut provoquer des troubles du rythme cardiaque, voire même une mort subite dans les cas extrêmes. Mais par quel mécanisme le stress arrive-t-il à modifier la fonction cardiovasculaire ? La réponse à cette question restait en suspens.

Cœur et cerveau : une relation directe et réciproque

Une nouvelle étude vient de montrer l'existence d'un lien direct entre le cœur et le cortex cérébral, région impliquée dans la régulation des fonctions cérébrales complexes, comme l'apprentissage par exemple. En d'autres termes, cette région du cerveau reçoit des informations en provenance du cœur et réciproquement, le cœur reçoit directement des informations en provenance du cortex cérébral. Ainsi, le stress pourrait amplifier directement les évènements cardiaques.

Cette relation entre activités cérébrales et cardiaques a été explorée chez des hommes âgés en moyenne de 59 ans et recrutés en consultation de cardiologie. Tous présentaient une insuffisance coronaire et recevaient un traitement spécifique.
Les sujets ont été soumis à une tâche stressante qui consistait à les faire compter à l'envers de 7 en 7, le plus rapidement possible. Cet exercice était comparé une tâche de stress minimal consistant à compter régulièrement et calmement de 1 à 50.
Les enregistrements simultanés de l'activité cérébrale par électroencéphalogramme (EEG) et de l'activité cardiaque par électrocardiogramme (ECG) montrent que les deux types d'activité sont corrélées. Le stress mental est associé à une augmentation des réponses cardiaques. Lorsque le stress augmente, le débit cardiaque augmente et lorsque le stress baisse, l'activité du cœur se ralentit. Mais inversement, le stress s'accroît lorsque l'activité cérébrale augmente… 

Comprendre la cohérence cardiaque pour mieux gérer le stress et ses émotions

Comprendre la cohérence cardiaque pour mieux gérer le stress et ses émotions

Dans la vie moderne, nous faisons référence au cœur dans de nombreux contextes : nous donnons du « cœur » à l'ouvrage, quelque-chose nous tient à « cœur », nous écoutons notre « cœur », nous sommes de tout « cœur » avec quelqu'un, nous parlons à « cœur ouvert »।

Dans ces expressions courantes, le mot cœur ne désigne pas l'organe biologique, une pompe qui, à chaque seconde, fournit l'oxygène et les nutriments de sang à toutes les cellules du corps.
La différence entre la définition physique du cœur et sa définition émotionnelle est enracinée dans le clivage entre le corps et l'esprit। Cette division était omniprésente dans la médecine, mais les recherches de ces dernières années tendent à démontrer que les interactions entre nos émotions et notre corps sont très nombreuses.

Depuis quelques décénies déjà, des professionnels de la santé préoccuppé par ces interactions ont réagit en développant des domaines tels que la psychosomatique, la médecine du comportement ou la psychoneuro-immunologie.
Aujourd'hui la recherche a démontré que le cœur est plus qu'une simple pompe physique। Il est un organe rythmique très réactif à nos émotions. Qui n'a jamais eu le cœur qui « palpite » après de grandes frayeurs ou de grandes joies ? Le cœur est bien la force rythmique centrale du corps, un biorégulateur qui dose les composants chimiques contenus dans le corps en fonction de la manière dont il se comporte.

Les 40.000 neurones autonomes du coeur ("le petit cerveau du coeur") et le cerveau émotionnel sont étroitement connectés l'un à l'autre. Il s'agit d'un véritable système coeur-cerveau dans lequel le coeur joue un rôle considérable. En apprivoisant directement le coeur, on peut commencer à apprivoiser ses émotions.

Il faut apprendre à faire entrer son rythme cardiaque en "cohérence" et éviter le "chaos" dans lequel il est habituellement। Le chaos est associé au stress et aux états dépressifs. Il est aussi précurseur d'hypertension artérielle, de maladie cardiaque et méme de l'augmentation de la mortalité de toutes causes. La cohérence - qu'on peut apprendre à induire en soi avec quelques conseils simples et des outils de biofeedbacks tels que le logiciel Freeze Framer ou l'appareil Emwave- permet de ré-équiliber la physiologie du corps et les émotions.


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Le concept de cohérence

Le concept de cohérence cardiaque est issu des recherches médicales dans les neurosciences et la neuro-cardiologie. Il est apparu aux Etats-Unis il y a une dizaine d'années, lorsque son impact bénéfique sur la gestion du stress a été mis en lumière par l'Institut HeartMath.
Il a notamment été montré que cette méthode a de nombreux bénéfices sur la santé, un rôle important dans la prévention des maladies cardio-vasculaires et permettait de s'affranchir des médicaments types anxiolytiques ou antidépresseurs।

De plus en plus répandue en France, la méthode de la cohérence cardiaque se développe aujourd'hui au delà de la sphère médicale, notamment grâce au concours de David Servan-Schreiber qui l'a présenté dans son dernier livre.

S'entraîner à la cohérence cardiaque
Cette technique simple donne d'excellents résultats avec un entraînement régulier afin d'en tirer un maximum de bénéfices et d'y recourir de manière spontanée। On parle d'ancrage des comportements de cohérence.

Pour s'y aider, on a développé un logiciel de biofeedback. Le principe est simple: un capteur relié à votre index collecte des données biométriques (battements cardiaques par exemple); ces données sont ensuites traduites par le logiciel sous une forme graphique facilement interprétable.


Bibliographie

Guérir… le stress, l'anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse -
David Servan-Schreiber - édition robert lafont (2003)
Un best-seller qui donne un point de vue scientifique sur les nouvelles méthodes de guérison.

LA BONNE NOUVELLE :


ACTUELLEMENT NOUS SOMMES  en mesure de vous  proposer un service UNIQUE A MADGASCAR,qui consiste à la gestion du stress assisté par ordinateur,fruit des dernières recherches en neurosciences et en cardiologie dans les plus prestigieuses universités américaines et européennes:la cohérence cardiaque associé à la mesure de la résistivité électro-dermique ( données biologiques variables en fonction du stress)


LES EFFETS DU STRESS ?

Le stress peut nous rendre malades, c'est bien connu. Mais, jusqu'à tout récemment, on ne savait pas exactement comment le stress chronique affectait notre santé. Lumière sur le sujet.

Lorsque nous vivons un événement difficile (divorce, perte d'emploi, deuil, etc.) ou lorsque nous subissons la pression du quotidien (dispute avec notre conjoint, embouteillages, etc.), notre cerveau envoie des signaux pour libérer des hormones comme le cortisol et l'adrénaline, qui aident notre corps à y faire face. Notre coeur bat plus vite, notre tension artérielle augmente et notre sang se rend là où notre corps en a besoin, comme au cerveau et aux muscles.

Bien entendu, le mode de vie moderne ne nous oblige pas, du moins physiquement, à nous battre ou à fuir. Ainsi, lorsque ces hormones sont produites en grande quantité ou à répétition, le corps en souffre, ce qui entraîne la suppression du système immunitaire, une inflammation (qui peut mener aux maladies cardiovasculaires), une perte osseuse, l'atrophie musculaire, un niveau d'insuline supérieur, qui peut augmenter les dépôts de graisse, et même une perte de mémoire.

Une étude publiée il y a quelques années dans le New England Journal of Medicine illustrait à quel point le stress entraîne de sérieuses conséquences pour le corps. Des chercheurs de l'Université Rockefeller, à New York, ont suivi pendant trois ans un groupe de personnes âgées. Ils ont mesuré huit indicateurs de stress personnel comme la pression artérielle, les niveaux de cholestérol et de cortisol et le gras abdominal. L'étude concluait que les personnes dont le niveau de stress était élevé avaient davantage tendance à développer des maladies cardiovasculaires et à subir une perte de capacités mentales et physiques. Les chercheurs ont aussi découvert que l'exercice et une saine alimentation étaient les meilleurs moyens de contrer les effets du stress.

Une bonne part des recherches sur les problèmes de santé reliés au stress portent sur les maladies cardiovasculaires. Les chercheurs croient maintenant comprendre ce qui arrive au système circulatoire lorsqu'une personne souffre de stress excessif. Des chercheurs de l'Université de Washington, à Seattle, ont suivi 152 personnes mariées d'âge avancé, dont 80 devaient prendre soin d'un conjoint atteint d'Alzheimer, un rôle particulièrement stressant. Publiés dans la revue Psychosomatic Medicine, les résultats de l'étude montraient qu'il semble exister un parcours spécifique qui relie le stress chronique aux maladies cardiovasculaires.La détresse psychologique (causée par des facteurs comme des capacités d'adaptation insuffisantes et un manque de soutien social) est reliée à de mauvaises habitudes de vie (comme l'inactivité physique et une alimentation inadéquate) et à des changements dans le corps et le métabolisme qui sont associés aux maladies cardiovasculaires.

D'autres recherches présentent des hypothèses intéressantes pour expliquer le lien entre le stress et les maladies du coeur. Une étude concluait que de courtes périodes de stress psychologique rendent le corps moins apte à éliminer les triglycérides, de mauvais gras qui endommagent le coeur. Des chercheurs de l'Ohio State University ont administré un soluté intraveineux qui contenait des triglycérides à 35 hommes et 35 femmes d'âge moyen et en santé, et ont vérifié leur niveau de triglycérides de façon continue pendant 40 minutes, alors que les participants étaient au repos. Pour l'expérience suivante, les participants recevaient le même soluté, mais devaient compléter des tests stressants (préparer et présenter un discours, additionner et soustraire rapidement) pendant 40 minutes. Chez tous les participants, le niveau de triglycérides a baissé plus rapidement au repos que pendant les tests stressants.

Selon une étude publiée récemment dans le Journal of Psychosomatic Research, des épisodes répétés de stress psychologique pourraient causer des inflammations chroniques susceptibles d'entraîner l'artériosclérose (durcissement des artères). La libération de différentes hormones reliées au stress augmente l'activité cardiovasculaire, croient les auteurs de l'étude, des chercheurs de l'École de médecine de l'Université de Boston. L'inflammation causée par le stress pourrait être en cause chez environ 40% des patients souffrant d'artériosclérose et ne présentant pas d'autres facteurs de risque.

Il n'y a pas que le coeur qui soit affecté par le stress. D'autres études récentes ont montré que les troubles psychologiques seraient aussi liés au stress. Le Dr J. Douglas Bremner, auteur du livre Does Stress Damage the Brain? Understanding Trauma-Related Disorders from a Neurological Perspective, présente des preuves concluantes que les changements au cerveau causés par le stress pourraient entraîner des maladies mentales comme la dépression et l'anxiété. Selon le Dr Bremner, psychiatre ayant une formation en neuroradiologie, de l'Université Emory, à Atlanta, toutes les fonctions corporelles sont liées au cerveau d'une façon ou d'une autre. Il croit qu'il est essentiel de comprendre la nature biologique des troubles liés aux traumatismes pour les diagnostiquer et les traiter.




16/04/2009
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Documentations scientifiques sur le toucher et les caresses

L'ocytocine et le toucher

La peau chez les humains et les animaux véhicule constamment des informations du monde extérieur au système nerveux et constitue l'organe de sens le plus grand. Elle enregistre la chaleur, le froid, le toucher et la douleur. Chacune de ces sensations est recueillie par les récepteurs appropriés et mise en connexion avec le système nerveux sensitif, qui conduit les impulsions au système central (voir chapitre 4). Grâce à cette « interface », nous pouvons interpréter des messages du monde environnant, qu'ils soient menaçants ou agréables. Nous pouvons facilement distinguer le coup brutal de la caresse affectueuse. Nous transpirons ou manifestons la chair de poule scion l'interprétation des signaux envoyés au système nerveux central.

L'effet double du toucher

La peau possède différents types de récepteurs ; certains enregistrent la douleur, d'autres la chaleur ou le froid et d'autres encore un toucher léger. Lorsque les récepteurs de douleur réagissent à un toucher lourd, un coup, ou une chaleur excessive, un nerf activé envoie le message au cerveau, et d'autres réactions sont déclenchées en conséquence : instinctivement, nous écartons la source de la douleur, ou nous en dérobons en retirant la main ou en sursautant. Dans ce cas, la douleur est suivie par la réaction réflexe lutte-ou-fuite.

La recherche récente montre que le toucher peut activer un ensemble de réponses, totalement différentes de cette réaction familière de lutte-ou-fuite, qui a été étudiée de façon exhaustive. Un toucher agréable et une bonne chaleur activent la réponse calme-et-contact et apportent une sensation de bien-être. Ces effets ne sont pas aussi immédiats que ceux du système complémentaire, mais ils sont souvent plus durables.

Lorsque les nerfs répondant à la douleur et au toucher sont stimulés sur des rats sous anesthésie, il y a augmentation de l'activité du système nerveux orthosympathique, suivie d'une hausse de la tension artérielle et du rythme cardiaque. Le taux des hormones du stress (noradrénaline, adrénaline et cortisol) augmente de pair. Par contre, lors de la stimulation des nerfs concernés par le toucher doux et la chaleur, il y a diminution de la tension artérielle, du rythme cardiaque et du niveau des hormones de stress. En même temps, il y a augmentation du niveau de plusieurs hormones digestives (comme l'insuline), contrôlées par le système parasympathique, aussi bien que du niveau de l'ocytocine.

Sous sédation profonde, les animaux étudiés n'étaient pas conscients de sensations agréables ou désagréables, donc il n'y avait pas de mouvements à constater. Lors de l'application d'un stimulus douloureux appliqué aux rats à l'état de veille, ils donnaient un coup de patte, essayaient de s'enfuir ou même se figeaient sur place. Caressés sur le ventre avec une certaine pression et à une certaine fréquence, ils devenaient moins sensibles à la douleur et moins peureux. La vitesse de quarante passages à la minute, pendant un peu moins de cinq minutes, était la plus efficace. Les rats devenaient plus calmes et moins actifs, tout en étant plus curieux et en s'intéressant plus les uns aux autres. Leur tension artérielle diminuait et restait basse pendant plusieurs heures.

Ces expériences montraient comme la stimulation de certains nerfs sensitifs pouvait provoquer ou la réaction lutte-ou-fuite ou la réponse calme-et-contact, prouvant que ces deux systèmes peuvent être mobilisés par des récepteurs cutanés dans presque toutes les parties du corps. Ces différentes sortes de stimulus peuvent produire des effets physiologiques et comportementaux différents. Comme nous le verrons, ces effets ont des applications possibles dans des thérapies médicales et psychologiques.

L'ocytocine en tant que clé

Nous avons vu que les femmes et les mammifères qui allaitent deviennent plus calmes et moins stressés ; la recherche sur les récepteurs cutanés montre qu'une autre forme de stimulation cause le même effet. Le toucher peut, dans certaine conditions, susciter des réactions similaires chez les deux sexes. Les piqûres d'ocytocine chez des animaux produisent cet effet et laissent supposer que c'est la libération de l'ocytocine par le toucher qui active le système calme-et-contact, comprenant les changements comportementaux et physiologiques déjà détaillés. Différentes sortes de toucher influencent le système de l'ocytocine de la même façon que l'administration de l'ocytocine elle-même. Il y a la confirmation du lien entre le toucher et l'ocytocine car l'administration d'un antagoniste de l'ocytocine empêche la plus grande tolérance à la douleur normalement manifestée sous ocytocine.

Un éleveur de vaches laitières en Allemagne, ayant conçu une brosse (comme pour laver les voitures) pour caresser ses vaches, illustre bien l'effet du toucher. Les animaux devenaient plus détendus, semblaient en meilleure santé et produisaient 26 % de lait en plus.

Il est intéressant de noter que lors des expériences sur des rats, il est plus facile d'induire l'effet calme-et-contact (par exemple, une baisse de la tension artérielle) en caressant le ventre plutôt que le dos.Il se peut que le dos soit davantage lié aux mécanismes de défense, puisque l'absence de vue ne permet pas (l'évaluer facilement le danger de ce qui se passe « derrière son dos ». En plus, les nerfs en connexion avec l'allaitement partent directement du ventre jusqu'au système nerveux central par le nerf vague. Ces nerfs n'empruntent pas la moelle épinière, mais passent d'emblée au cerveau ; ceci expliquerait l'efficacité supérieure des caresses sur le ventre. Pourtant, lorsque j'aborderai le sujet du massage, j'expliquerai comment les massages du dos procurent l'envoi de messages extrêmement calmants au système nerveux.

Le toucher et la croissance

Le toucher régulier et agréable non seulement induit un état de calme mais aussi favorise la croissance. Des bébés ratons, séparés de leur mère, poussent moins bien que ceux qui continuent à recevoir les soins d'elles. En revanche, lorsqu'ils sont brossés doucement, il y a une amélioration de leur croissance ; même les adultes dont la croissance a été retardée par une réaction au stress peuvent rattraper le terrain perdu avec un traitement similaire.

Le toucher est bon pour la croissance et la santé humaines. Pendant des décennies, les études sur les enfants en institution ont montré que la nourriture ne suffit pas à assurer une croissance saine. Sans contact corporel, les processus de digestion sont perturbés et les enfants maigrissent, malgré une alimentation adéquate. Cette « impossibilité à prospérer » peut mettre la vie en danger.

Une explication du lien entre le contact et la croissance serait l'augmentation de la production de l'hormone de croissance dans l'hypophyse (lobe antérieur), processus affecté par l'ocytocine qui favorise également le stockage de nutriments, matière première de toute croissance.

Kerstin UVNÄS MOBERG (Pr.)

Kerstin Uvnäs Moberg est professeur de physiologie et de pharmacologie à Stockholm. Elle est aussi chercheur à l'Institut Karolinska (Suède). Elle donne des conférences dans le monde entier. Ses recherches sont très suivies par les professionnels (obstétrique, psychologie, pédiatrie, école de massage.


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Dans une étude récente, publiée dans le Sunday Times, l'Université de Caroline du Nord a remarqué que caresser le cou, le dos ou les mains d'une femme permettait de faire autant baisser sa tension qu'avec des médicaments contre le stress. Les scientifiques qui ont mené cette étude ont découvert que les caresses augmentaient le taux d'ocytocine - une hormone calmante.

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Les caresses contre le stress

 
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LaNutrition.fr, le 22/01/2009

Faites l'amour pas la guerre ! Soyez autant affectueux pour éviter le stress.  Une nouvelle étude montre que les couples qui se caressent aussi en dehors des relations sexuelles sont moins stressés.
 
Des chercheurs américains ont comparé les niveaux de stress et de tension artérielle en fonction de la pratique des caresses régulières au sein du couple.
 
Pendant quatre semaines, ils ont demandé à des couples de se caresser les épaules, le cou et les mains à raison de trois séances hebdomadaires d'une demi-heure. Puis, les chercheurs ont mesuré leur niveau salivaire d'ocytocine (aussi appelée « hormone de l'amour ») et d'alpha amylase, deux substances associées à la maîtrise du stress.
 
Résultat : les couples pratiquant les séances de caresses présentent des taux de ces deux hormones plus élevés et une tension artérielle légèrement plus faibles après un mois d'expérience. Les chercheurs ont ainsi évalué que les caresses baissent le niveau de stress.
 
Alors pourquoi s'en priver ? A bon entendeur…
 
Holt-Lunstad J, Birmingham WA, Light KC. Influence of a "warm touch" support enhancement intervention among married couples on ambulatory blood pressure, oxytocin, alpha amylase, and cortisol. Psychosom Med. 2008 Nov;70(9):976-85.


21/05/2009
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Le rire contre le stress


Gélothérapie (du grec gélos : rire)

Il est tout à fait sérieux de s'interroger sur la signification du rire ! Ne serait-ce que pour justement comprendre ce qu'est le sérieux !



Pour le philosophe, le rire est le propre de l'homme. Pour le dictionnaire, le rire est la manifestation d'un sentiment de gaieté par un mouvement des lèvres et de la bouche accompagné d'aspirations saccadées plus ou moins bruyantes, traduites le plus souvent dans les textes par les onomatopées : Ha ! Ha ! Ha ! ou Hi ! Hi ! Hi !. Et pour le médecin, le rire est un médicament capable de prévenir et de guérir de nombreuses maladies.


S'il est vrai que depuis l'Antiquité, la sagesse populaire a toujours associé le rire, la gaieté et la bonne humeur à la bonne santé, au bien-être et à la longévité, c'est seulement depuis quelques lustres que cette simple constatation empirique est devenue une donnée médicale expliquée et vérifiée. En effet, comme l'explique le Docteur Rubinstein dans son ouvrage "Psychosomatique du rire" , le rire est un phénomène humain complet qui joue un rôle fondamental au carrefour des manifestations musculaires, respiratoires, nerveuses et psychiques de l'individu.

En effet, le rire libère des anxiétés, angoisses diverses et ce rôle libérateur apporté par le rire protège nos défenses immunitaires. Nous savons tous qu'un être pessimiste ira plus vite vers la dépression qu'un être optimiste qui, lui, ira plus vite vers la guérison.

Nous savons que l'organisme résiste mieux aux infections et à la maladie quand nous sommes dans un bon état d'esprit. Chaque fois que nous rions, nous renforçons notre organisme. C'est un peu le pendant du dicton « un esprit sain dans un corps sain » qu'il faudrait lire « un corps sain grâce à un esprit sain ». Selon Daniel Chabot, « après avoir bien ri, on se sent détendu, la pression sanguine diminue, les muscles se relâchent et on ressent une douce euphorie ».


Des chercheurs de l'Université Stanford (Californie, Etats-Unis) ont montré que la région du cerveau stimulée par la lecture de dessins comiques de journaux était la même que celle stimulée par une injection de cocaïne, un joli visage ou encore de l'argent. Ils ont utilisé, afin de mettre en évidence la zone cérébrale concernée, l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), qui permet de visualiser le fonctionnement d'un organe en temps réel. La région du cerveau principalement concernée s'appelle le noyau accumbens, dont le fonctionnement est basé notamment sur la dopamine, agent chimique du plaisir.
Le rire stimule la production des catécholamines, hormone d'éveil, qui pourraient augmenter la production d'endorphines qui calment la douleur et le stress. Cette action durera au delà du moment de rire, et son effet sur le stress continuera d'être bénéfique, pendant un moment, exactement comme une relaxation.
Plusieurs recherches et synthèses de recherches concluent que le fait de rire - que ce soit drôle ou pas - peut contribuer à réduire considérablement le stress, à augmenter la tolérance à la douleur (postchirurgicale, migraines, arthrite), à réduire la pression artérielle et à faire augmenter les taux d'endorphines, ainsi que des cellules NK, des lymphocytes T et des IgA-S, trois composants fondamentaux du système immunitaire.

Généralement, les études expérimentales consistent à visionner des films comiques comparativement à des documentaires, et à analyser les réactions biochimiques par prélèvement sanguin et par encéphalogramme.
Selon une étude réalisée par des cardiologues du centre médical de l'Université du Maryland à Baltimore*, rire et sens de l'humour aiguisé sont des armes efficaces dans la prévention de la crise cardiaque.
Comme l'exercice physique, une bonne dose quotidienne de rire peut avoir des effets comparables pour le système cardiovasculaire en stimulant la circulation sanguine, a expliqué le docteur Michael Miller de l'université du Maryland (Nord-Est), qui a dirigé cette recherche.
En revanche, la dépression, qui s'accompagne souvent d'un style de vie malsain - tabagisme, alcool et abus de médicaments -, augmente de 44 % les risques de mortalité, a de son côté conclu le docteur Wein Jiang, de l'université de Caroline du Nord (Sud-Est), en citant son étude réalisée sur un millier de personnes ayant eu un accident cardiovasculaire.
Selon le docteur Miller, "l'ampleur du changement observé dans l'endothélium - tissu tapissant la paroi interne des vaisseaux - est similaire chez des personnes qui rient à ce que nous pourrions voir chez celles se livrant à une activité physique intense".
"Nous ne recommandons pas pour autant d'arrêter l'exercice mais bien rigoler un quart d'heure par jour tout en faisant de l'exercice trois fois par semaine doit probablement être une bonne combinaison pour le système vasculaire", a-t-il ajouté.
Pour effectuer ces mesures, le docteur Miller a fait regarder des extraits de deux films, l'un comique et l'autre très stressant à un groupe de vingt volontaires homme et femmes, jeunes et en bonne santé.
Les mesures effectuées par ces chercheurs sur les vaisseaux du bras ont montré une réduction du flot sanguin de 35 % chez 14 des 20 personnes pendant qu'elles regardaient le second film.
Par contre, le volume de la circulation du sang a augmenté de 22 % chez la quasi-totalité (19) du groupe qui s'esclafait en visionnant le premier film.
"Puisque l'endothélium est la première couche de tissu où se développe l'artériosclérose, il est concevable, à la lumière de notre étude, que rire puisse jouer un rôle important pour réduire les risques cardiovasculaires", a expliqué Michael Miller devant l'American College of Cardiology (ACC). Il n'a toutefois pas pu déterminer l'origine physiologique des vertus du rire.


Le rire commence par une expiration de 5 secondes suivie d'une inspiration de 3 secondes, la ventilation respiratoire atteignant son maximum. Cette forme de respiration entraîne paradoxalement un manque d'oxygène et donc une augmentation du rythme cardiaque (qui passe de 60 à 120 battements par minute), très proche au fond de la peur. Puis les muscles se relâchent pendant que la pression artérielle baisse à nouveau. La sensation de détente et de sérénité peut durer jusqu'à 45 minutes après le rire. Après une brève montée en tension (respiration forte, muscles tendus, bouche sèche, transpiration abondante) on assiste donc ensuite à la relaxation du mauvais stress.

Si le massage apporté aux viscères et à l'abdomen en général par les expirations saccadés du rire stimule les fonctions vitales qui y sont attachées, (digestion, etc.), le bénéfice vient également de cette action calmante, entre autres, sur les spasmes et contractions qui sévissent dans cette région du corps. Le rire régularise le fonctionnement des organes
Le rire a un impact positif sur l'appareil digestif. Outre la gymnastique abdominale qu'il provoque, il accélère la production de sucs gastriques et d'enzymes nécessaires à la digestion. De plus, il s'avère souverain pour toutes les affections intestinales psychosomatiques. C'est le cas notament de la colopathie fonctionnelle (le sujet ne présente aucune lésion mais souffre de troubles du transit) qui touche la moitié de la population. La clé de voûte du traitement est l'approche psychologique (le moral, la bonne humeur et tout ce qui apaise et détend, comptent tout autant que les médicaments et le régime alimentaire..., remarque le Dr Tuszynski, gastro-entérologue en région parisienne.


Savoir respirer est indispensable à la santé. Lorsqu'on a une bonne éducation respiratoire, on se met à l'abri de nombreuses affections courantes. Une bonne respiration permet le brassage des organes et des intestins par les muscles abdominaux et thoraciques ainsi qu'une meilleure oxygénation de l'organisme. Comme dit Henri Rubinstein, « avec le rire, les fonctions intestinales et hépatiques sont améliorées, l'appareil cardio-vasculaire se régularise, le rendement intellectuel augmente, nervosité et insomnies diminuent ». En chatouillant le centre de l'hilarité situé dans le cortex, une petite zone du cerveau où se trouve aussi le siège de nos émotions, nous stimulons de nombreuses hormones, toutes plus essentielles les unes que les autres. D'abord les cathécholamines, les hormones de l'éveil, qui donnent l'alerte aux anticorps chargés de défendre l'organisme contre les virus et les microbes. En outre, ces hormones court-circuitent les processus inflammatoires, en particulier les inflammations articulaires. Ensuite, les endorphines, les hormones euphorisantes ou hormones du plaisir, du bien-être (ce sont elles qui aident à penser positif et à gérer le stress). Outre leur action anti-dépressive, elles possèdent une action antalgique (anti douleur) remarquable (ces morphines naturelles sont jusqu'à 200 fois plus puissantes que la morphine chimique. En détournant l'attention, en relâchant les muscles et en déclenchant un "orage hormonal", le rire "anesthésie" les souffrances chroniques et capricieuses. Ses effets sont particulièrement spectaculaires sur les douleurs liées à la tension musculaire.


Maintenant qu'on a vu à quoi sert le rire, examinons son mécanisme. Au niveau biologique, le rire est un état de crise, de stress, mais entièrement bénéfique semble-t-il et constituant une réaction stéréotypée, un réflexe largement incontrôlable qui peut être provoqué par surprise aussi bien que par des chatouillements. Tout comme les pleurs, il décharge le corps d'une tension accumulée, laissant au rieur une sensation de détente et de sérénité.
"Le rire est un réflexe qui peut être provoqué par des stimulations physiques ou psychiques".
"Le mécanisme du rire est incontrôlable. Peu importe la façon dont le rire est déclenché, le résultat est toujours le même. le cortex cérébral est déconnecté."
"Bref, le rire est à la fois un désintoxiquant physique et un dépolluant psychique, et une grande aide à lutter contre la fatigue, le stress, l'insomnie, le cholestérol, les difficultés de digestion, la douleur et la constipation".
En tout cas, le rire serait très efficace contre la constipation, les maladies cardiaques, les sinusites et l'insomnie, diminue le taux de gras dans le sang (10%), la dépression et même le cancer.
Il diminue le stress , la fatigue, la douleur, l'aérophagie, l'arthrite et l'asthme.
Le rire freine même le vieillissement !!! Il paraît aussi qu'il contribue à éviter l'impuissance et la frigidité , l'aérophagie, l'arthrite et l'asthme. La panacée, en somme. On a pu constater que le rire joyeux a un effet positif sur l'activité des lymphocytes T, qui jouent un rôle important dans le processus de l'immunité, ainsi que sur celle de l'immunoglobuline (un anticorps). Ces effets se poursuivraient jusqu'à douze heures après l'accès d'hilarité.

Toutefois, les impacts spécifiques du rire ou de l'humour sur la santé demeurent difficiles à mesurer à cause, entre autres, du nombre restreint d'études réalisées selon les règles de l'art, d'un manque de cohérence dans les méthodologies utilisées, et aussi parce que le sens de l'humour est un phénomène qui varie selon les individus. La majorité des études concluent qu'en vertu des résultats prometteurs obtenus jusqu'à maintenant, il serait souhaitable d'entreprendre des recherches plus poussées afin de déterminer les applications précises et les effets à long terme du rire et de l'humour.

Du point de vue psychologique, le rire est une détente pour l'esprit. Il possède une action relaxante. C'est aussi une défense contre le stress, la tristesse et l'humeur déprimée. Pour les psychanalystes, l'humour et le rire sont un moyen de détourner la souffrance psychique et de se protéger : c'est un processus de défense, "une sorte de réflexe de fuite dont la tâche est de prévenir la naissance du déplaisir".

le rire peut être considéré comme un véritable lubrifiant des relations humaines, un instrument de cohésion sociale. C'est un phénomène universel, rassembleur et d'une simplicité déconcertante.
«On peut, en riant, fabriquer son propre Prozac » (un anxiolytique très en vogue actuellement.), atteste le Dr Ru­binstein. De fait, cet euphorisant na­turel s'avère un remède incontesté contre le mal-être. Les psychologues utilisent l'humour pour briser les résistances, le rire spontané étant à la fois un véritable exercice de détachement et un formidable exu­toire à toute forme d'agressivité. L'individu qui rit synchronise les deux hémisphères de son cerveau, rétablissant ainsi l'équilibre entre la logique et les émotions. Le rieur a des yeux plus brillants que la moyen­ne, possède un meilleur contrôle de son environnement et dégage une plus grande confiance en lui. Par conséquent, son entourage est plus porté à lui faire confiance et à sol­liciter son avis.

À partir d'une synthèse d'études réalisée en 1996, le professeur Rod Martin, un spécialiste du rire de la University of Western Ontario au Canada, conclut que d'envisager la vie avec humour ou « avec un grain de sel » aurait des conséquences bénéfiques mesurables sur la santé : les gens qui ont un plus grand sens de l'humour sont moins affectés par les expériences stressantes et ont plus tendance à les considérer comme des défis stimulants que comme des épreuves pénibles; ils ont généralement une plus grande estime de soi; ils sont plus réalistes dans leur appréciation d'eux-mêmes et plus optimistes; ils démontrent plus de cohérence dans leur vie; et ils ont une vie sociale plus remplie. Mais, l'auteur fait remarquer qu'il est difficile de déterminer avec précision si ces états favorables résultent du sens de l'humour ou si ce ne sont pas plutôt ces états qui permettent d'aborder la vie avec humour...
Il conclut aussi qu'il importe de se rappeler que l'humour peut également être utilisé de façon malsaine. L'humour peut servir d'échappatoire ou de mécanisme de défense inconscient pour fuir ses problèmes ou éviter de les affronter de façon constructive, ou encore pour dénigrer les autres.

Dans une autre synthèse d'études, publiée en 2001 dans "le Psychological Bulletin de l'American Psychological Association", le professeur Martin rend compte des théories les plus documentées qui pourraient expliquer les effets thérapeutiques du rire et de l'humour.
· En générant des émotions positives, le rire et l'humour entraîneraient des effets analgésiques et un renforcement de l'immunité.
· Une attitude humoristique face à la vie permettrait de réduire le stress, et donc d'améliorer indirectement la santé.
· Les individus ayant un plus grand sens de l'humour seraient mieux adaptés socialement et plus « séduisants », ce qui augmenterait leurs chances d'être en santé. (Ce n'est pas une blague.)

Par ailleurs, il ne faut pas croire que nous rions uniquement lorsque c'est drôle. Au contraire, cela ne se produirait que dans seulement 10 % des cas, selon le neurobiologiste Robert Provine. Ce dernier étudie les mécanismes du rire depuis de nombreuses années et a écrit un ouvrage sur le sujet, Laughter : A Scientific Investigation. Ses observations l'ont amené à conclure que le rire exerce avant tout une fonction sociale, ce qui pourrait expliquer en partie son importance dans l'équilibre psychologique des personnes.

Le rire permet de construire une barrière d'optimisme contre les petites dépressions, les inquiétudes et les angoisses de la vie quotidienne. Il constitue également une forme de désintoxication morale. L'état d'alerte dû aux catécholamines augmente l'attention, les possibilités intellectuelles, la rapidité avec laquelle on perçoit l'humour dans une situation donnée et la vitesse d'exécution. Certains chercheurs croient même que le génie serait lié à une surproduction de catécholamines. Le rire, en plus d'être un jogging intérieur, peut aussi être perçu comme un jogging de l'esprit.

Pour le Dr Sylvain Mimoun, psychosomaticien à Paris, une, seule minute de rire équivaut à quarante-cinq minutes de relaxation (1min de rire=45 min de relaxation)
Et selon le Dr Henri Rubinstein, quelques minutes de rire par chatouillements, réparties tout au long de la journée, sont l'équivalent d'au moins une heure de culture physique

Si le rire a clairement fait ses preu­ves sur les plans social et médical, pourquoi persistons-nous à en limiter l'usage quotidien? Encore de nos jours, le rire est mal perçu dans les écoles, lieu de sérieux par excellence. Pourtant, il développe l'imagination et la créativité, désamorce son agres­sivité et facilite la communication entre élèves et enseignants. En milieu de travail, c'est l'élément par excel­lence pour créer une ambiance de tra­vail saine, favoriser l'efficacité et la solidarité et diminuer le taux d'absen­téisme.

Le neurologue Henri Rubinstein a travaillé pendant plusieurs années sur l'intégration du rire à des fins thérapeutiques. Dans son ouvrage sur la psychosomatique du rire, paru en 1983, il introduit ainsi le sujet: « II faut faire confiance à la sagesse des nations qui proclament la nécessité et les plaisirs du rire, comme il faut faire confiance à la sagesse du corps qui a les mécanismes du rire inscrits en lui. La nature est toujours économe et l'on ne connaît pour ainsi dire aucun organe ni fonction inutile dans l'espèce humaine. L'existence même du rire prouve donc qu'il est nécessaire. » Il rappelle par ailleurs que l'expression «le rire, c'est la santé » remonte à la nuit des temps; depuis, personne ne songe à la remettre en question! « On peut penser qu'il existe, enfoui dans la conscience humaine, un savoir instinctif de ce qui est bon pour l'in­dividu et pour le groupe», ajoute le Dr Rubinstein.

Les pionniers

Trois grands personnages illustrent, en quelque sorte, l'histoire récente du rire à des fins thérapeutiques. Il s'agit de Norman Cousin, qui relate dans la volonté de guérir la façon dont il s'est soigné par des séances de rire. Du Dr. Hunter Adams dit « Patch Adams», fondateur de la première clinique basée sur l'humour et l'humanisation des soins. Et enfin du Dr. Madan Kataria qui a crée en 1995, à Bombay, le premier « club de rire », dont on dénombre aujourd'hui plus de 5000 partout dans le monde.
Norman Cousins17 a été le premier, en 1964, à expérimenter « scientifiquement » une thérapie par le rire. En utilisant la pensée positive et le rire, il s'est guéri d'une maladie arthritique très douloureuse, considérée comme irréversible. Il a fait connaître à la communauté médicale et au grand public les résultats de son expérience dans un article publié dans le New England Journal of Medicine en 1976, puis dans un best-seller intitulé Anatomy of an Illness, paru en 1979. Sa méthode consistait essentiellement à visionner des films comiques aussi souvent qu'il le pouvait et à consommer de la vitamine C en très grande quantité. Il a constaté que chaque visionnement de 30 minutes lui procurait deux heures de repos sans douleur. Après six mois de ce traitement, il fut complètement rétabli.
À peu près à la même époque, au début des années 1980, vêtu d'un habit de clown, Dr Patch Adams (subséquemment personnifié au cinéma par Robin Williams) se mettait à soigner ses patients en utilisant le rire et l'humour comme un important instrument thérapeutique. ce médecin qui se promenait dans les coulisses de sa clinique vêtu en clown pour soigner les enfants.
Madan Kataria, gourou rieur, qui a élaboré une technique d'accession au bien-être inspirée du yoga et fondée sur le rire. Il est l'auteur du livre « Rire sans raison » et a créé le premier Club de rire à Bombay, en Inde, en 1995…. Tout cela afin que le corps secrète des endorphines qui apporteront un effet apaisant à ceux qui pratiquent ce yoga hasya (rieur).
la théorie du Dr Kataria, les clubs de rire se sont multipliés partout dans le monde. Aujourd'hui près d'un millier de ces clubs proposent donc un yoga du rire, c'est à dire des exercices pour apprendre à rire sans raison, juste en se regardant et en stimulant sa capacité à rire pour se relaxer, libérer ses inhibitions et développer une attitude positive envers la vie. Dans ces clubs, les séances, en groupe, mélangent exercices d'échauffement, vocalises, exercices de respiration et toutes sortes de jeux visant à provoquer le rire et à le rendre contagieux. "Cocktail de rire", "Méditation du rire" ou même "Duel de rire", pendant près d'une heure, les rieurs se livrent à toutes sortes de mouvements et de simulation pour se dérouiller les muscles zygomatiques et s'oxygéner la tête.

Aujourd'hui, certains hôpitaux offrent des séances de thérapie par le rire animées par des clowns thérapeutes ou des clowns professionnels. Certains médecins se déguisent et utilisent leurs instruments de travail de façon farfelue - par exemple, un faux stéthoscope qui laisse échapper des bulles - afin de créer un exutoire et une plus grande complicité avec les patients, en particulier les enfants. Certains hôpitaux disposent d'une salle de rire pour les adultes, où ils peuvent visionner des films drôles, lire des livres et des bandes dessinées comiques ou écouter des CD et des cassettes humoristiques. Quelques pionniers du rire thérapeutique

L'application du rire en milieu hospitalier est indispensable à condition de mettre les malades en situation de « fabricants » du rire et non en tant que simples spectateurs. Les enfants en sont les plus grands bénéficiaires.
Si les maisons de retraite pouvaient former des équipes d'animation à la thérapie par le rire, elles seraient plus vivantes et la santé des personnes âgées s'en ressentirait.
En entreprise, le rire aura pour finalité une meilleure ambiance de travail, une meilleure écoute, une solidarité et une efficacité redoublée. N'oublions pas que le rire désarme l'agressivité.
Les dirigeants d'entreprise, les cadres et tous ceux qui ont des responsabilités ayant travaillé avec un thérapeute du rire, trouveront toujours le mot juste et la petite pointe d'humour qui donnera du ressort aux personnes au travail. Il n'est pas nécessaire de paraître sérieux pour enlever un marché...









11/08/2009
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